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Le résidentiel, l'avenir des investisseurs long terme

mars 11, 2020

residentielblogblanc

Dans un univers de l’investissement bousculé par la montée en puissance des thématiques RSE et l’émergence d’une nouvelle chaîne de création de valeur immobilière, l’actif résidentiel va apparaître comme un îlot de stabilité pour des acteurs institutionnels privilégiant une optique patrimoniale de préservation de valeur.

Le contexte financier international va rester tendanciellement favorable à l’investissement immobilier, en raison de la logique de sur-épargne induite par le vieillissement démographique à l’œuvre à l’échelle mondiale. La pression des capitaux en recherche de placement sur des actif réels sécurisés va donc perdurer, alors même que le métier de l’investisseur immobilier va profondément évoluer, sous le coup de l’ « hotelification » croissante du secteur, mais aussi de la forte montée en puissance des problématiques RSE. Réticence à aller vers un immobilier d’entreprise de plus en plus opéré et serviciel, dont le business model apparaîtra moins lisible ; désintérêt pour certains produits ou localisations non compatibles avec leurs nouvelles exigences environnementales : l’univers cible des grands institutionnels et bailleurs de fonds internationaux va se réduire sensiblement, au moins pour leurs investissements immobiliers directs.

Dans ce contexte, la sphère résidentielle va retrouver un véritable attrait pour ces acteurs, d’autant plus que le secteur est sous-tendu en France par des dynamiques démographiques structurelles très porteuses, conduisant à un déséquilibre croissant entre offre et demande, dans les zones urbaines dynamiques. Que ce soit dans les grandes métropoles régionales, où le potentiel de croissance est énorme, ou en Ile-de-France, marché dont les cartes vont être profondément rebattues par le métro du Grand Paris, les opportunités seront nombreuses. En effet, la prise de conscience par le pouvoir politique de la nécessité de redévelopper un segment locatif intermédiaire, pour fluidifier le marché, devrait lever certains des freins réglementaires au retour des institutionnels sur le résidentiel.

Et si le produit logement va évoluer, il sera moins bouleversé par les évolutions sociétales que l’immobilier d’entreprise, en raison de la notion de tanière, de refuge qui reste indissociable du lieu de vie. En somme, l’immobilier résidentiel pourrait bien apparaître, aux yeux d’investisseurs institutionnels bousculés, comme un îlot de relative stabilité, et donc comme la nouvelle valeur refuge. Rendez-vous dans 10 ans, pour vérifier que notre « prédiction » s’est bel et bien réalisée !

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Christelle Bastard - Associate Director
Etudes et recherche

Retail Talk 

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