Press Release
En Europe, deux tiers des entreprises prévoient de déménager leurs bureaux ; en France, la prudence économique freine le passage à l’acte, selon CBRE
septembre 11, 2026
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Directrice Marketing & Communication
Resp. Relations Presse Médias
CBRE, leader mondial du conseil en immobilier d’entreprise, décrypte les résultats de son sondage européen sur le sentiment des entreprises utilisatrices de bureaux 2026. À l’échelle européenne, 65 % des entreprises utilisatrices de bureaux prévoient de déménager au cours des trois prochaines années. En France, le contexte économique pousse néanmoins à la prudence : par manque de visibilité, les entreprises choisissent parfois de renégocier leur bail plutôt que de déménager.
Cette prudence n’occulte pas une transformation plus profonde, centrée sur l’expérience des collaborateurs et l’amélioration de la performance collective. À l’échelle européenne, les salariés reviennent au bureau pour des raisons positives : le bureau s’affirme comme le lieu incontournable de la collaboration (85 %), du travail productif (81 %) et des échanges avec le management (77 %).
Une sélectivité accrue, sans hausse de moyens à allouer néanmoins
Les entreprises utilisatrices deviennent aussi plus sélectives quant aux locaux qu’elles occupent. À l’échelle européenne, 88 % d’entre elles refuseraient ou quitteraient un immeuble sans les équipements jugés nécessaires, contre 82 % en 2025. Sur quels critères opèrent-elles leur sélectivité ? Une meilleure localisation et des trajets facilités (81 %), une meilleure expérience et de meilleurs services (69 %), ainsi que des gains de durabilité et d’exploitation (69 %).
La France s’inscrit pleinement dans cette tendance. Toutefois, l’exigence croissante des utilisateurs ne s’accompagne pas d’une plus grande disposition à payer : seuls 48 % des répondants accepteraient un surcoût pour bénéficier de ces caractéristiques, contre 54 % en 2025.
Technologie, durabilité et IA : ce qui redessine les besoins
La technologie et la durabilité redéfinissent aussi les besoins, au-delà de la seule question des surfaces : aménagements polyvalents et reconfigurables (48 %), espaces spécialisés comme des laboratoires dédiés à l’intelligence artificielle (43 %) et flexibilité accrue (38 %). Cette quête de flexibilité, toujours d’actualité, est déjà constatable : à l’échelle européenne, les entreprises interrogées visent la flexibilisation de leurs portefeuilles immobiliers à hauteur de 28 % de leurs surfaces d’ici deux ans, une stratégie qui permet d’accompagner les talents tout en limitant les investissements en capex.
L’IA pourrait avoir un impact plus nuancé sur les surfaces de bureaux. En Europe et en France, 52 % des entreprises anticipent une réduction de leurs surfaces sous l’effet de l’IA à court terme.
Pour autant la généralisation de l’utilisation de l’IA est en soi porteuse de création d’emplois. Paris sera-t-elle au centre du jeu ? Dans les marchés les plus adaptables, dont la France fait partie, les données démontrent une accélération causale de la création d’entreprises dans les secteurs exposés à l’IA, un effet qui se renforce dans le temps (source : étude Augmented not Automated). Le mécanisme est intuitif : là où l’IA absorbe les tâches routinières et fait baisser le coût des compétences, les barrières à la création et au développement d’une entreprise diminuent, si bien qu’une forte exposition à l’IA pourrait se traduire par une vague de nouvelles entreprises et nouveaux métiers plutôt que par des pertes d’emplois.
Neutralité carbone et tension sur l’offre
Parallèlement, 45 % des entreprises utilisatrices visent la neutralité carbone d’ici 2030 à l’échelle européenne, contre 37 % en 2024, un objectif que beaucoup pensent atteindre en changeant de locaux au profit d’immeubles plus vertueux. Dans le même temps, l’offre de bureaux modernes se resserre : CBRE prévoit que la part du parc européen âgé de moins de cinq ans reculera à 6,8 % d’ici 2028, son niveau le plus bas depuis plus d’une décennie. En France, ce resserrement qualitatif est particulièrement visible : le Quartier Central des Affaires affiche un taux de vacance important, mais l’offre en immeubles de qualité et durables recherchés demeure insuffisante. Cela pousse les entreprises à regarder au-delà du QCA, vers d’autres arrondissements ou la proche périphérie, sans renoncer à la proximité des services ni à la qualité de desserte en transports. La concurrence pour les meilleurs actifs devrait ainsi s’intensifier partout en Europe : les entreprises d’IA, qui représentent désormais 3 % de la demande placée de bureaux du continent, ciblent de plus en plus les immeubles prime en centre-ville.
«En 2026, la prudence économique ne remet pas en cause les ambitions immobilières des entreprises ; elle en modifie le rythme. Les décisions de déménagement sont plus réfléchies, tandis que les projets de transformation, de durabilité et d’optimisation des espaces restent à l’ordre du jour. Les entreprises cherchent moins à bouger qu’à mieux exploiter leur immobilier, avec des exigences croissantes en matière de flexibilité, d’expérience utilisateur et de performance. » Caroline Ceccaldi, Executive Director Head of Occupier, CBRE France
«Les entreprises utilisatrices font des choix de plus en plus réfléchis quant aux espaces qu’elles conservent et au rôle que ceux-ci jouent au sein de leur organisation. À mesure qu’elles s’adaptent à l’évolution des besoins de leurs collaborateurs, l’accent est de plus en plus mis sur des bureaux capables d’attirer les talents et d’offrir une expérience collaborateur de qualité. Les entreprises utilisatrices ont peut-être besoin de moins d’espace dans l’ensemble, mais elles se montrent plus sélectives que jamais. Les espaces flexibles, par exemple, gagnent ainsi en attractivité, car ils permettent aux organisations d’accéder à des espaces de qualité et de s’adapter à l’évolution de leurs besoins sans immobiliser un capital important.» Anna Esteban, Head of Leasing and Occupier Accounts, CBRE Europe
«L’enquête met en évidence un décalage croissant entre les exigences des entreprises utilisatrices et l’offre disponible. La demande se concentre de plus en plus sur des immeubles modernes et de premier ordre, tandis que la part du parc de bureaux répondant à ces exigences devrait encore reculer. Sans un développement ou une restructuration suffisants, la concurrence pour les meilleurs espaces devrait s’intensifier dans de nombreux marchés européens au cours des prochaines années.» Mark Cartlich, Head of European Occupational Market Research, CBRE Europe
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A propos de CBRE Group, Inc
CBRE Group, Inc. (NYSE : CBRE), société cotée du Fortune 500 et du S&P 500 dont le siège est basé à Dallas, est le leader mondial des services et de l’investissement en immobilier d’entreprise (source : Chiffre d’affaires 2025). L’entreprise emploie plus de 155 000 personnes (Turner & Townsend inclus) et accompagne ses clients, dans plus de 100 pays, à travers quatre grands segments d’activité : Le Conseil (leasing, ventes, debt origination, services hypothécaires, évaluation et valorisation), L’exploitation et l’expérience immobilière (exploitation et gestion de sites, espaces flexibles, aménagement d’espaces, expérience clients et collaborateurs), La gestion de projet (Pilotage de projets, conseil en gestion des coûts et performance économique) et L’investissement en immobilier d’entreprise (conseil stratégique, gestion des investissements, développement).
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