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Contrôle d'accès et avancées technologiques

avril 26, 2019

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Reconnaissance faciale, self care, objets connectés, comment la technologie impacte le contrôle d’accès des immeubles.

L’accueil et le contrôle d’accès jouent un rôle clé dans la perception des visiteurs et collaborateurs d’un immeuble, s’agissant évidemment du premier point de contact à partir duquel se construit l’expérience de l’immeuble. Entre efficacité des flux, impératif de sécurité, incarnation et attention apportée au service, les enjeux sont multiples et parfois contradictoires. Petit tour d’horizon des tendances et des configurations qui marchent.

La tendance du self-care

La Station F en est la parfaite illustration : pré-enregistrement par la personne qui vous invite, enregistrement et édition d’un QR code par l’invité à distance ou sur place sur des bornes ad hoc, les deux parties sont autonomes et ne reposent pas sur un accueil classique.
Inspiré du mode d’accès aux aéroports ou aux stades et concerts, ce type de solution est bien adapté à la gestion de flux de visiteurs importants et d’une multiplicité de personnes invitantes.  
Il peut néanmoins, lorsque cet impératif de flux se fait moins sentir, donner un sentiment de froideur, votre premier contact en arrivant étant une machine et non pas une personne qui vient à votre rencontre.

La reconnaissance faciale une technologie émergente, malgré le RGPD

Après le déploiement cet été pour le contrôle aux frontières des aéroports parisiens , la mise en service d’un parcours complet à l’aéroport de Chanqi ou l’annonce de l’utilisation prévue aux prochains JO de Tokyo en 2020, et si la reconnaissance faciale était la technologie d’avenir ? L’objection immédiate à cette assertion est évidemment le RGPD. La doctrine de la cnil sur la biométrie, revue en 2016, est qu’elle doit se justifier par rapport à des technologies plus classiques, comme badges ou clé, par des impératifs de fonctionnement, et que le référent biométrique auquel est comparé l’élément capté lors du contrôle doit être en possession de la personne contrôlée et non pas stocké, sauf si cela n’est pas possible.
C’est bien le cas par exemple lorsque votre visage capté par une caméra est comparé à votre pièce d’identité, sans que cela nécessite de constituer une base photo des visiteurs.
Couplé à une probable réticence du public, la justification du recours à la biométrie nécessaire pour toute autorisation conduira à limiter son déploiement à court terme aux sites hautement sécurisés (laboratoires, installations industrielles sensibles, gares, aéroports ou autres lieux ayant des impératifs de sécurité publique … )

Des expérimentations avec les objets connectés

Bracelets, montres et autres objets connectés individuels sont une voie d’expérimentation prometteuse pour le contrôle d’accès. Activés de façon individuelle par un utilisateur unique, qu’il s’agisse d’un code pin, d’une empreinte digitale, de reconnaissance faciale ou de mesure du rythme cardiaque, ils peuvent s’apparier avec un système de contrôle d’accès par l’envoi/réception d’un token en bluetooth sans l’utilisation de ces données biométriques. 
C’est ainsi une des voies d’expérimentation de CBRE et JCI dans le cadre de leur lab, mise en œuvre dans leur immeuble de Cork.

En conclusion, et si la véritable expérience utilisateur reposait sur la possibilité d’avoir le choix ? D’un accueil et une prise en charge par une personne physique à un self care reposant sur plusieurs technologies (du QR code à la reconnaissance faciale), en fonction de vos préférences et sensibilité individuelle.

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