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Perspectives économiques 2018
mai 23, 2018
Quelles sont les grandes tendances de l’économie 2017 qui impacteront l’économie française en 2018 ?
L’économie française a été porté en 2017 par un environnement économique mondial très favorable. L'économie américaine a continué de progresser, la reprise des économies émergentes s'est confirmée, et le commerce mondial s’est renforcé ayant des conséquences positives sur l’économie européenne et française.
En Europe, les incertitudes politiques comme la crise catalane, la constitution d'une majorité politique en Allemagne, le BREXIT et les prochaines élections en Italie ne semblent pas affecter pour l'instant le climat des affaires qui atteint par ailleurs des sommets au plus haut depuis 17 ans.
En termes de politique monétaire, la Fed (Réserve fédérale des États-Unis) fait face à un taux de chômage qui ne cesse de diminuer, une inflation proche de 2 %, un resserrement monétaire qui devrait se poursuivre en 2018 et le projet de réduire son bilan. La BCE (Banque Centrale européenne) à l'inverse maintient sa politique très accommodante et poursuit ses achats de titres publics, ce qui continue de stimuler l’économie.

Quelles sont les principaux indicateurs de conjoncture économique en 2018 qui engageront la France dans la croissance ?
La croissance s'est maintenue à un niveau élevé lors des derniers trimestres, le climat des affaires et la confiance des consommateurs ont aussi atteint des niveaux élevés avec des conditions du marché du travail qui s'améliorent. Tous les secteurs d’activité économique sont optimistes : l'industrie, le bâtiment, et les services portés par le tourisme.
En 2018, l'économie française sera tirée par la demande globale qui devrait rester vigoureuse. Du côté de la demande intérieure, la consommation des ménages continuera de contribuer à la croissance et ce malgré la hausse de l'inflation qui devrait rester néanmoins modeste.
En outre, les mesures du projet de Loi de finances pour 2018 devraient avoir un impact positif sur l’économie, alors qu’il vise une réduction du déficit et un soutien à la croissance et à l’emploi. Les baisses d’impôts pour les ménages et pour entreprises et le plan d’investissements publics devraient stimuler la demande intérieure par le biais de l’investissement et de l’emploi.
La dernière crise économique et financière de 2008 a été d’une profondeur sans précèdent qui explique la lenteur de la reprise. Les mesures de cette politique monétaire que l’on appelle « Quantitative Easing » avec des taux d’intérêt très bas presque négatifs dans certains pays et l’achat de titres qui ont gonflé les bilans de Banques centrales ont largement contribué à la reprise économique. Or, la mise en place d’un resserrement monétaire trop rapide par la Fed ou même de la BCE pourrait affecter toute l’économie mondiale. Dans ce contexte, les banques centrales devront être très attentifs aux réactions de l’économie mondiale face à leurs politiques. En outre, les incertitudes politiques tel que la possibilité d’un « hard » Brexit pourraient freiner la consommation et l’investissement en Europe.
Qu’elle est la part de responsabilité de l’immobilier dans la croissance économique ?
Un des signes visibles de la reprise économique est sans doute les indicateurs du secteur immobilier, qui représente 10 % du PIB français. Parallèlement, ce secteur génère par lui-même de la croissance économique notamment en matière d’emplois créés dans plusieurs types de branches d’activité comme la construction, l’investissement, l’architecture, l’ingénierie, la promotion ou encore la commercialisation.
L’immobilier évolue-t-il avec l’économie ?
Oui, l’immobilier s’est réinventé, il est devenu mobile sous l’influence de l’économie numérique, se développant autour des thèmes de l’innovation, du développement durable et de l’économie collaborative. Une économie du partage qui a fait émerger un immobilier innovant, créateur de valeur économique et sociale.
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