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Le monde du travail de 2019 en 6 mots clés
février 14, 2019
L’environnement de travail n’est pas étanche aux changements, ni à ses anglicismes. Revue de 6 notions primordiales.
WORKATION
Jongler entre vie professionnelle et vie personnelle serait de plus en plus difficile. Lire ses emails personnels au bureau, ramener un rapport à lire à la maison le soir, jeter un œil aux tickets du jour un samedi (lire ci-après), passe encore. Mais les vacances, rideau. Vraiment ? La porosité de la frontière est telle que l’anglais a fusionné les mots « vacances » (vacation) et « travail » (work). Être en « workation », c’est, tout simplement, rédiger une note de synthèse pieds nus sur le sable.
TICKETING
« J’ai un ticket ». Ne soyez pas jaloux : si c’est un chef de projet qui vous parle, sa soirée sera (peut-être) tout sauf romantique. Le « ticket », venu du jargon du développement informatique, c’est ce qu’un logiciel dédié au suivi de projet émet pour indiquer à chaque contributeur ce qui a été fait, ce qui n’a pas été réussi, ce qui reste à faire. Le « ticketing » étant le métronome des activités menées en mode projet, et ce mode devenant dominant… Les « tickets » du loto vont peut-être devoir changer de nom pour préserver le parfum enivrant du hasard. Et les collaborateurs n’ont plus à être présents pour avoir une réponse à leurs interrogations informatiques.
HOME-OFFICE
« Le jeudi, je télétravaille ». La télématique étant une invention française, voilà qui sonne comme un privilège pétri de sécurité informatique et d’avenants compliqués. Le home-office a l’air plus simple ? Aucune différence : un salarié travaille chez lui, selon les horaires convenus avec son employeur. En France, la loi (El Khomri, Pénicaud) a clarifié les règles. Le nombre de télétravailleurs a ainsi progressé de 25 % sur les 10 premiers mois de 2018.

SLACK-LIKE APPS
Avant, une messagerie, même sur Internet, ça ressemblait au courrier : des boîtes aux lettres et des enveloppes. Puis les messageries instantanées sont arrivées, limitées à de courts textes d’abord, puis taillées à la mesure des mœurs sociaux, fonctionnant par groupes, cercles, partages… Elles sont finalement devenues des plateformes multi-device, inspirées par les besoins des pros. Emblématique, Slack : design cool, hybride efficace entre forum, chat, email et système de partage de fichiers. A ses côtés, Hangout (Google), Workplace (Facebook), Jabber (Cisco), Yammer (Microsoft) se battent pour chasser l’email des entreprises. Sans succès, jusqu’ici, mais terriblement efficaces pour favoriser le travail partout, tous appareils confondus.
CFO (CHIEF FREELANCE OFFICER)
Plus indispensable que le sémillant CHO (Chief Happiness Officer), le CFO ? Bien possible, malgré sa moindre notoriété (50 fois moins de résultats dans un grand moteur de recherche). Savoir comment s’entourer des meilleurs freelances et les fidéliser peut mériter l’attention d’un dirigeant exécutif, particulièrement dans les secteurs où l’expertise et l’autonomie font bon ménage (développement informatique, création artistique, analyse financière…). Sachant que les freelances sont aussi soucieux de leur bonheur que les salariés des entreprises, rien n’interdit au CHO de se faire aussi CFO.
DIGITAL LABOR
« Nous appelons digital labor la réduction de nos “liaisons numériques” à un moment du rapport de production, la subsomption (relation d’inclusion entre deux concepts) du social sous le marchand dans le contexte de nos usages technologiques ». C’est ainsi qu’Antonio Casilli, sociologue spécialiste du sujet, définit le « travail digital ». Une manière plus subtile de rappeler que, sur les internets, « quand c’est gratuit, c’est toi le produit ».
WORKATION
Jongler entre vie professionnelle et vie personnelle serait de plus en plus difficile. Lire ses emails personnels au bureau, ramener un rapport à lire à la maison le soir, jeter un œil aux tickets du jour un samedi (lire ci-après), passe encore. Mais les vacances, rideau. Vraiment ? La porosité de la frontière est telle que l’anglais a fusionné les mots « vacances » (vacation) et « travail » (work). Être en « workation », c’est, tout simplement, rédiger une note de synthèse pieds nus sur le sable.
TICKETING
« J’ai un ticket ». Ne soyez pas jaloux : si c’est un chef de projet qui vous parle, sa soirée sera (peut-être) tout sauf romantique. Le « ticket », venu du jargon du développement informatique, c’est ce qu’un logiciel dédié au suivi de projet émet pour indiquer à chaque contributeur ce qui a été fait, ce qui n’a pas été réussi, ce qui reste à faire. Le « ticketing » étant le métronome des activités menées en mode projet, et ce mode devenant dominant… Les « tickets » du loto vont peut-être devoir changer de nom pour préserver le parfum enivrant du hasard. Et les collaborateurs n’ont plus à être présents pour avoir une réponse à leurs interrogations informatiques.
HOME-OFFICE
« Le jeudi, je télétravaille ». La télématique étant une invention française, voilà qui sonne comme un privilège pétri de sécurité informatique et d’avenants compliqués. Le home-office a l’air plus simple ? Aucune différence : un salarié travaille chez lui, selon les horaires convenus avec son employeur. En France, la loi (El Khomri, Pénicaud) a clarifié les règles. Le nombre de télétravailleurs a ainsi progressé de 25 % sur les 10 premiers mois de 2018.

SLACK-LIKE APPS
Avant, une messagerie, même sur Internet, ça ressemblait au courrier : des boîtes aux lettres et des enveloppes. Puis les messageries instantanées sont arrivées, limitées à de courts textes d’abord, puis taillées à la mesure des mœurs sociaux, fonctionnant par groupes, cercles, partages… Elles sont finalement devenues des plateformes multi-device, inspirées par les besoins des pros. Emblématique, Slack : design cool, hybride efficace entre forum, chat, email et système de partage de fichiers. A ses côtés, Hangout (Google), Workplace (Facebook), Jabber (Cisco), Yammer (Microsoft) se battent pour chasser l’email des entreprises. Sans succès, jusqu’ici, mais terriblement efficaces pour favoriser le travail partout, tous appareils confondus.
CFO (CHIEF FREELANCE OFFICER)
Plus indispensable que le sémillant CHO (Chief Happiness Officer), le CFO ? Bien possible, malgré sa moindre notoriété (50 fois moins de résultats dans un grand moteur de recherche). Savoir comment s’entourer des meilleurs freelances et les fidéliser peut mériter l’attention d’un dirigeant exécutif, particulièrement dans les secteurs où l’expertise et l’autonomie font bon ménage (développement informatique, création artistique, analyse financière…). Sachant que les freelances sont aussi soucieux de leur bonheur que les salariés des entreprises, rien n’interdit au CHO de se faire aussi CFO.
DIGITAL LABOR
« Nous appelons digital labor la réduction de nos “liaisons numériques” à un moment du rapport de production, la subsomption (relation d’inclusion entre deux concepts) du social sous le marchand dans le contexte de nos usages technologiques ». C’est ainsi qu’Antonio Casilli, sociologue spécialiste du sujet, définit le « travail digital ». Une manière plus subtile de rappeler que, sur les internets, « quand c’est gratuit, c’est toi le produit ».
D’autres chercheurs, comme Dominique Cardon, utilisent cette expression pour montrer qu’Internet a deux facettes opposées. Celle des pionniers, de l’esprit hacker, désintéressé. Et celle des plateformes, aux buts marchands, exploitant les traces numériques des utilisateurs.
Extrait tiré du cahier d’inspiration édité pour « Les rencontres Prony », réalisé par CBRE en partenariat avec Usbek & Rica.
Extrait tiré du cahier d’inspiration édité pour « Les rencontres Prony », réalisé par CBRE en partenariat avec Usbek & Rica.
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