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On est passé en quelques années d’un marché de niche à un phénomène de société
juillet 10, 2019
Dubble est une franchise de restauration rapide “healthy” qui propose des plats naturels et frais préparés sur place. Lancée en 2006 par Corinne Fossey-Eon et Jean-François Eon, elle connaît un développement rapide sur un marché en forte croissance, et s’applique à faire rimer alimentation saine et respect actif de l’environnement.
Comment avez-vous vu évoluer votre marché depuis 2006 ?
Un autre phénomène remarquable concerne l’alimentation végétarienne ou vegan. On est passé d’une demande confidentielle satisfaite par de rares restaurants baba cool à un segment de marché à part entière. C’est très impressionnant. Une enquête en sortie de caisses effectuée l’année dernière dans 10 de nos restaurants a montré que 30 % des clients venaient chez nous pour notre offre de plats végétariens ou vegan.
Comment comptez-vous quasiment doubler votre nombre de restaurants d’ici 2020 ?
C’est un sujet que nous regardons de près. Nos sacs en papier sont fabriqués en France à partir de résidus de pin des Landes. Nos couverts, dejà en amidon de maïs, seront bientôt en bois. Nos barquettes seront en papier de bambou à partir d’octobre 2019, de même que nos gobelets, actuellement en carton. À l’exception des couvercles de barquettes, tous nos jetables seront bientôt compostables et produits de manière écologique.
Toutes nos recettes sont à base de produits frais de saison pour favoriser l’approvisionnement en circuit court, pour autant que les cultures agricoles locales le permettent. Nous sommes en train de référencer des fournisseurs de céréales bio, ce qui constituera un progrès important car nos recettes en comportent beaucoup.
Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, nos franchisés peuvent adhérer au programme Too Good to Go. C’est une application qui permet de proposer les invendus du jour à des prix trois à quatre fois inférieurs à leur valeur. Ce premier semestre d’utilisation est très prometteur puisque 20 Dubble ont déjà rejoint le programme et “sauvé” 7 300 paniers repas.
Reste le tri des déchets, qui est une question épineuse car financièrement lourde pour nos restaurants et impossible à traiter de manière unique à l’échelle du réseau. En effet, en tant que professionnels, nous devons désormais nous organiser nous-mêmes pour organiser leur collecte. Les collectivités ne sont plus tenues de l’assurer. Mais les filières ne sont pas toujours en place et les solutions disponibles sont très variables d’une ville à l’autre. Nous y travaillons, mais nous savons que nous devrons trouver des solutions au cas par cas.
Retail Talk
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