Article
En marche vers la multimodalité
octobre 15, 2018
À l’occasion du salon Autonomy, dédié à la mobilité urbaine qui se tiendra à Paris du 18 au 20 octobre 2018, regardons comment se dessine, à petits pas, les nouveaux modes de transports citadins de demain. Les usagers des grandes villes, Paris en tête, adoptent de nouvelles façons de se déplacer.
Près de la moitié des 10 millions de voyageurs qui fréquentent chaque jour les 3000 gares opérées par SNCF Gares & Connexions habitent à moins de 5 kilomètres, ce qui représente 15 à 20 minutes de vélo. Partant de ce constat, les gares de Lyon et de l’Est ont installé des espaces de stationnement à destination de tous les opérateurs de véhicules partagés en « free-floating » comme les trottinettes, scooters électriques et vélos. Cette démarche appelée EMA (Espace Multimodal Augmenté) a été initiée par la filiale de la SNCF, SNCF Gares & Connexions.
Cette initiative qui s'inscrit dans le plan vélo de la Ville de Paris et la future loi d'orientation des mobilités, est en phase test de trois mois. Elle sera ensuite analysée à l’aide des data récoltées.
Tous les opérateurs de free-floating ont signé une charte avec la ville de Paris dans laquelle ils s’engagent à faire respecter certaines règles de conduite à leur clientèle. Ils tentent également d’obtenir plus d’emplacements pour avoir une offre « porte à porte ».
Valorisation des voies navigables
Exploiter les fleuves est un moyen de désengorger les centres urbains. C’est dans cette perspective que la start-up Sea Bubbles a obtenu l’autorisation, fin septembre, de faire naviguer ses bateaux électriques sur la Seine. Dès le printemps prochain, une première flotte sera en état de service, avec entre 10 et 20 Sea Bubbles. Ces bateaux aux lignes futuristes, aussi surnommés « taxis volants », pourront atteindre une vitesse de 40 km/h (25 nœuds). Il s’agit là d’une petite révolution dans le monde de la navigation fluviale, applicable pour les bateaux non polluants, silencieux et ne générant pas de remous.

Le coup d’accélérateur des outils numériques
Devant cette multiplication des moyens de transport, les applications font preuve d’ingéniosité pour retenir l’intérêt des utilisateurs en se montrant pratique, facile d’utilisation et, autant que possible, accessible financièrement. En est pour preuve la dernière mise à jour de Google Maps qui permettra de voir son bus approcher en temps réel et de connaître les places disponibles à l’intérieur (système déjà en place à Sydney). Uber, de son côté, a annoncé investir 150 millions de dollars dans un nouveau centre de recherche à Toronto consacré à la diversification des moyens de transports sur sa plateforme. Ce nouveau pôle ouvrira début 2019 avec pour objectif de déployer au plus vite de nouvelles fonctionnalités et alternatives de mobilité.
Prise de conscience collective
Le modèle de mobilité urbaine qui a prévalu jusqu’ici, largement basé sur la possession d’une voiture, n’est plus soutenable pour des raisons environnementales, sociétales ou encore territoriales. La thématique de la Semaine européenne de la mobilité qui se tenait mi-septembre suivait d’ailleurs ce sens : « Mix & Move ! », autrement dit la « multimodalité ».
Voiture solo mais plus écolo
« L’offre des moyens de transport est en pleine mutation et aura des conséquences certaines sur l’évolution de l’offre immobilière, à commencer par l’usage des parkings dans les immeubles. Citons à titre d’exemple l’initiative de parkings partagés «OPnGO » lancée il y a deux ans par Gecina et Indigo.
Cette période d’expérimentation est riche et nécessaire : elle permet d’élaborer de nouveaux axes d’amélioration pour s’aligner au plus près de la demande et des besoins et l’ensemble des acteurs urbains la suivent de près. » confie Pierre-Edouard Boudot – Directeur de la Recherche et de la Prospective chez CBRE.
Retail Talk
Inscrivez-vous à notre Newsletter pour recevoir les dernières actualités, tendances