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Christine Lagarde nommée à la tête de la Banque centrale européenne

juillet 15, 2019

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Après de longues négociations, le Conseil européen a nommé Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) à compter de novembre. Elle succédera à Mario Draghi, qui a dirigé la BCE au lendemain de la grande crise financière et a joué un rôle clé dans la gestion de la crise de la dette souveraine en Europe et la préservation de la monnaie unique.

Bien que Chritine Lagarde ait une longue expérience dans les institutions publiques et ait dirigé le cabinet Baker & McKenzie, elle n’est pas économiste de formation. Elle a été ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie en France entre 2007 et 2011, jouant un rôle de premier plan dans la gestion de la grande crise financière. Depuis 2011, elle dirige le Fonds Monétaire International (FMI) et a joué un rôle clé dans la résolution de la crise de la dette souveraine. Elle sera entourée à la BCE par un personnel hautement qualifié composé d’experts et par le Conseil des gouverneurs, ce qui sera un atout en termes de compétences mais exigera toute son expérience politique pour parvenir à un consensus.

Christine Lagarde a plus un profil politique qu'une réputation d'économiste. Il n'est pas encore clair si elle sera « hawkish » ou « dovish » dans son nouveau rôle. Cependant, si l’Europe avait voulu tourner la page de la politique monétaire pro croissance de Draghi, elle aurait opté pour un candidat allemand, qui aurait probablement adopté une position « hawkish ». Avec une inflation inférieure aux objectifs et une faible croissance économique en Europe, il est peu probable que Christine Lagarde adopte une position différente de celle de Draghi. En outre, elle pourrait même exercer une pression accrue sur les gouvernements de l'UE pour qu'ils adoptent de nouvelles réformes structurelles.

À l'exception d'un retour inattendu de l'inflation, qui pourrait provenir d'une hausse des prix du pétrole ou d'un changement du fonctionnement du marché du travail, la BCE maintiendra probablement une politique de taux d'intérêt bas à moyen terme. Dans le cas où il faudrait mettre en place des outils non conventionnels de politique monétaire en cas de récession en Europe, sachant que les taux sont déjà au plus bas, Christine Lagarde aura probablement moins de créativité dans ce scénario et pourrait suivre les initiatives de la Réserve fédérale américaine.

La nomination de Christine Lagarde confirme toutefois la politique monétaire actuelle de la BCE, qui consiste à ne pas augmenter les taux et à renforcer le soutien monétaire apporté à l’économie de la zone euro le cas échéant, ce qui est positif pour l’immobilier qui bénéficie de niveaux de rendement élevé et attractif par rapport au taux sans risque.


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