Au niveau mondial, le ralentissement économique est désormais tangible, exception faite sans doute du secteur des services, même si le spectre de la récession reste lui peu probable. Cependant, la montée des tentations populistes et protectionnistes dans nos économies développées rappelle qu’au-delà des risques géopolitiques, les problématiques d’accroissement des inégalités liées à la faiblesse de l’inflation salariale et aux inadaptations de nos systèmes de redistribution sont des facteurs de déstabilisation puissants. En France, la crise des gilets jaunes révèle les limites de « l’effet Macron », le Président apparaissant désormais davantage soutenu par les milieux économiques et les investisseurs étrangers que par la base de la population française, ce qui ne manquera pas d’impacter le rythme possible des réformes.