8 avril 2020

Dans cette période sans précédent, CBRE France vous offre un panorama de l’état du marché de la dette.

Des politiques monétaires plus accommodantes

Dans un contexte de crise sanitaire mondiale et des perspectives de récession dans certains pays, les Banques Centrales ont réaffirmé leur engagement à maintenir la liquidité du système financier. La BCE, quant à elle, a annoncé une série de mesures notamment le nouveau plan d'urgence baptisé « programme d'achat urgence pandémique » (ou PEPP) débloquant 750 milliards d'euros pour des rachats de dette privée et publique, soit sa politique monétaire la plus accommodante jamais vu.

Quelles conséquences pour l’immobilier d’entreprise ?

Dès lors, les banques ont réorienté leurs priorités afin de soutenir l’économie réelle mais surtout d’éviter les défaillances d’entreprises, en répondant aux besoins de trésorerie des entreprises. Par conséquent, à court terme, cela va impacter le financement de certains projets immobiliers. Si les opérations bien avancées ont pu se clôturer ou se poursuivent avec un décalage de calendrier, celles qui sont beaucoup moins avancées ont été mises en pause, pour des raisons de rééchelonnement des risques et de la capacité à l’évaluer.

Les banque étant devenues plus sélectives, certains secteurs sont plus touchés que d’autres, comme l’hôtellerie et le retail (sauf alimentaire). En parallèle, la question de la qualité des cash-flows et du sponsor deviennent des facteurs discriminants. Enfin, au vu de la quasi impossibilité de syndiquer ou de titriser, les banques privilégient aussi les opérations de plus petite taille.

Repricing du coût de la dette

Il est encore difficile de constater une hausse généralisée des marges pratiquées par les banques sur les opérations immobilières, même si une hausse des marges peut être anticipée pour différentes raisons objectives. Ceci est lié à l’incertitude du contexte économique actuel et au coût de liquidité des banques qui semble augmenter, et ce, même si la BCE a mis en oeuvre des mesures pour assurer la liquidité ainsi qu’un faible coût du refinancement pour les banques. Quelques exemples de hausses comprises entre 50 et 70 pb ont ainsi pu être constatées récemment.

Quelques observations récentes

Pour soutenir leur économie nationale un début de recentrage des banques sur leur marché domestique peut être observé. En parallèle, de nouveaux prêteurs au profil opportuniste apparaissent. C’est notamment le cas des acteurs du private equity qui commencent à rechercher des situations ‘distressed’, nou prendre le relais des banques sur des opérations sur le point de se clôturer pour lesquels les prêteurs classiques ne suivraient finalement plus.


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