14 juin 2021

En ce retour progressif au bureau, CBRE, leader mondial du conseil en immobilier d’entreprise a analysé l’impact du télétravail sur les besoins en m2 des entreprises. Développé à vitesse grand V depuis le début de la crise sanitaire, le télétravail apparaît aujourd’hui comme une étape vers une hybridation croissante de nos modes de travail, qui va de pair avec de nouveaux modèles organisationnels, plus participatifs, adaptables, agiles, dématérialisés… mais pas totalement désincarnés.

 

Parmi les principaux enseignements de l’étude :

  • Les 3 principaux profils d’entreprises priorisant différemment leurs motivations pour le passage au télétravail :
    • Des motivations avant tout économiques : priorité de limiter l’impact des pics de fréquentation, pour un objectif de réduction surfacique important, de l’ordre de 25 à 30%. Cela représente aujourd’hui l’approche la plus suivie par les entreprises, tant qu’elles seront affectées par les difficultés et les incertitudes économiques actuelles.
    • Des motivations organisationnelles : priorité au libre choix des salariés, pour un objectif de réduction surfacique moins ambitieux, de l’ordre de 10 à 15%, grâce notamment au passage en flex office. Une option « de luxe » qui reste réservée aux entreprises relativement épargnées par le ralentissement économique et pour lesquels les motivations de stratégie RH (guerre des talents) restent fortement d’actualité (secteur du numérique, télécoms, grande distribution, industrie pharmaceutique, etc.).
    • Des entreprises en pointe sur le modèle de l’entreprise distribuée (encore ultra-minoritaire aujourd’hui) : vise des ratios de réduction surfacique beaucoup plus élevés, de l’ordre de 50%, grâce à une inversion du rapport entre distanciel et présentiel. Mais cette nouvelle étape induit une redistribution des m2 et conduit à un développement parallèle du recours aux espaces relais à proximité́ du domicile des salariés, et donc à un transfert accru d’une partie des besoins immobiliers des utilisateurs vers le marché du coworking.
  • À l’échelle du marché dans son ensemble, l’impact du télétravail, à effectif constant, pourrait à moyen terme induire une réduction des besoins de m2 de bureaux de 14 à 18%, en moyenne à l’échelle de la France, qui devrait s’étaler sur une période de 5 à 8 ans.
  • À l’échelle des entreprises, cette diminution pourrait s’élever entre 23 et 28% pour celles qui mettront en place une politique formalisée de télétravail et de refonte concomitante de leur organisation immobilière. Ces entreprises ne représenteront au mieux que 60 à 65 % de l’emploi de bureaux total.
  • Le télétravail va révolutionner en profondeur et de manière irréversible nos organisations et nos modes de travail, sans générer un tsunami sur le marché des bureaux, parfois annoncé et craint par les acteurs de l’immobilier. Au-delà de toutes les logiques organisationnelles, le moteur principal de la demande de bureaux reste et restera bien la création d’emplois, et donc la croissance économique.

 

Étude complète disponible sur demande


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