Marché immobilier
septembre 20, 2017

Plus personne ne conteste que l’immobilier commercial soit une affaire de spécialistes. Mais, alors que tout devient de plus en plus complexe, où s’arrête son périmètre d’expertise et où est sa principale valeur ajoutée ?

Immobilier commercial complexité croissante

Pendant longtemps, à l’exception notable des foncières spécialisées, l’immobilier commercial était géré par des propriétaires peu ou prou simple collecteurs de loyers. Quant aux collectivités, elles s’en désintéressaient largement.

Depuis les années 2000, et plus encore à partir de la crise, les institutionnels et les fonds d’investissement ont commencé à réaliser que le commerce méritait des soins tout particuliers. À l’imitation des foncières spécialisées, ils se sont entourés des expertises nécessaires. Mais, à la différence de ces dernières qui les avaient internalisées, ils ont généralement fait appel à des conseils ou des prestataires externes.

La stratégie de l’ensemblier et le conseil en mode projet

Ce mouvement a stimulé le développement du marché du conseil, servi en majorité par des acteurs très spécialisés dans un domaine spécifique. La stratégie de Convergences, en 2010, a consisté au contraire à structurer une offre complète de services, permettant d’adresser l’ensemble des problématiques de ses clients : études de marché, développement de projets, commercialisation, gestion et asset management. C’est la stratégie de l’ensemblier.

L’ensemble des compétences requises étant internes à la structure, cette stratégie facilite, outre une approche des problématiques plus en profondeur , le conseil en mode projet.

Extension du terrain de jeu

Au cours de la décennie actuelle, le contexte a encore beaucoup évolué, en partie parce que l’avenir du commerce passe aujourd’hui clairement par sa réintégration à la Cité, à rebours d’un demi siècle de développement autonome sinon antagoniste (monoculture commerciale périphérique, centres commerciaux renfermés sur eux-mêmes, etc.). Ainsi le terrain de jeu du conseil en immobilier commercial s’est-il incroyablement ouvert : au tourisme, à la culture, à la sécurité, à la smart city…

À une certaine échelle, il est “relativement” simple d’aller chercher les expertises connexes à ses propres métiers dans un réseau de partenaires, pour constituer une équipe ad’hoc le temps d’une mission.

Complexification des règles

Cependant, quand à l’ouverture s’ajoute la montée en complexité, il faut avoir les épaules solides pour aligner l’ensemble des compétences nécessaires. La transformation digitale, la lutte contre le changement climatique et les innombrables évolutions juridiques ajoutent à nos métiers une couche assez épaisse de complexité.

Certaines compétences deviennent tellement clés, on pense au marketing et au juridique par exemple, qu’il apparaît nécessaire d’envisager leur intégration au sein même de la structure.

Renforcement de l’architecture de métiers

Il ne s’agit pas de tout intégrer, mais de renforcer notre architecture de métiers, d’ajouter quelques vertèbres à la colonne qui structure nos métiers.

Il faut pour cela une surface suffisante, d’où le rapprochement de CBRE France et de Convergences intervenu au printemps, qui a déjà montré son utilité. Sur les dossiers d’envergure en particulier, nos équipes-projet sont plus faciles à constituer et à diriger.

Jusqu’où amener cette évolution ? C’est le sujet passionnant qui nous occupe aujourd’hui, et qui, finalement, nous conduit à réaffirmer, avec des moyens renforcés, notre positionnement d’origine : réunir les compétences clés pour apporter un conseil véritablement global, éclairé et opérationnel.